Le retour au bercail de Nick Jago (en grande forme) coïncide ici avec un retour aux sources pour BRMC, avec quelques changements, toutefois : moins saturées, les guitares se font plus mélodieuses et Peter Hayes se permet même parfois des solos de guitare, à la « Lou Reed », bien sûr. Comparé au premier album (qui reste malgré tout la référence du groupe), Baby 81 a un ton beaucoup plus léger, presque pop (avec les très réussis « Berlin » et « Weapon Of Choice ») ; de même, il souffre de moins de maladresses et offre des ambiances plus variées, avec une longue chanson qui se détache du lot, « American X ». Musicalement, il lui est même supérieur, peut-être - ce sont en fait les paroles, un peu trop empreintes de clichés, qui le desservent : « le suicide, c'est facile / qu'est-il arrivé à la révolution ? » Si le deuxième album était une erreur de jeunesse (vite oubliée) et Howl un délice réservé aux seuls happy few, celui-ci représente l'oeuvre d'un groupe désormais en pleine possession de ses moyens, qui a pris de la bouteille, acquis du métier et qui mérite encore de grandir - un bébé qu'il ne faut pas jeter avec l'eau du bain, en quelque sorte.
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :