Sera-ce la nouvelle coqueluche des amoureux des sopranistes : Samuel Marino ne fait qu’une bouchée des vocalises de l’Alessandro que Haendel écrivit pour Gizziello, mais il sait aussi trouver les extases (avec ornements rossignolesques) que le Caro Sassone écrivit pour le même sopraniste dont le Meleagro d’Atalanta fut le plus bel emploi : ce Care Selve n’est pas prêt de me quitter la mémoire. Il faut dire qu’au suraigu la voix est assez divine, et la virtuosité si libre que j’aimerai bien voir ce joli brun avec le croissant de lune de la Reine de la Nuit en coiffe. Mais non, il préfère aux fureurs de la colorature mozartienne, les émotions de Gluck, et là parait la vraie révélation : le récit dramatique de la Berenice d’Antigono est d’un artiste qui doit savoir bruler les planches. Suivent d’autres Gluck aussi rares et en première mondiale un air de Demetrio où le chalumeau est une autre voix, et qui dit assez quel Orfeo il pourrait être : impossible qu’il n’y vienne pas. Cette voix émouvante, qui cache derrière l’art son phénomène, est d’un poète, qu’elle ait trouvé des partenaires aussi subtils et éloquents que les musiciens du Festival Haendel de Halle ajoute encore au bonheur de ce disque. (Discophilia - Artalinna.com) (Jean-Charles Hoffelé)
Historique des prix
* L'historique des prix ne contient aucune donnée de Amazon, Amazon Marketplace.
Prix mis à jour pour la dernière fois le :